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Sida, tuberculose : une nouvelle ère dans la lutte contre les grandes épidémies

Dans le cadre d’un déplacement parlementaire dédié aux dispositifs de lutte contre les grandes épidémies – organisé par les ONG Sidaction et Action Santé Mondiale – je me suis rendu du 26 au 29 novembre en Afrique du Sud pour appréhender les mesures d’accompagnement et de prévention déployées par les autorités et les acteurs associatifs avec le soutien de fonds d'aide au développement. 

Bien que l’Afrique du Sud soit la deuxième puissance économique du continent africain, elle n’en demeure pas moins un pays durement touché par les épidémies de tuberculose et de sida.

Retrouvez ci-dessous et sur le site du Monde Afrique le communiqué relatif à ce déplacement.

Au Cap aujourd’hui, le soleil de décembre brille sur une sombre réalité. En Afrique du Sud, les épidémies de sida et de tuberculose perdurent avec leurs drames et leurs peurs.

Nous avons rencontré les adolescents du bidonville de Gugulethu vivant avec le VIH qui s’organisent en club, une fois par semaine, afin de lutter contre la stigmatisation et d’être conseillés pour une prise en charge optimale de leurs traitements. Ces moments sont pour eux une vraie respiration. Mais ils expriment également, sous forme de poèmes, leur inquiétude et leur douleur : « Notre plus grande peur est d’être jugés, notre plus grande peur est d’être discriminés ».

Au Brooklyn ChestHospital, centre de prise en charge des patients atteints de tuberculose résistante aux médicaments, le docteur Paul Spiller accueille près de 2 000 patients par an. Certains devront suivre 18 à 24 mois de traitement, avec seulement 50 % de chances d’en réchapper.

Deux témoignages qui nous rappellent la nécessité de continuer à investir massivement dans la lutte contre les grandes épidémies et la santé mondiale, qui au-delà de l’obligation morale représente un engagement stratégique pour les pays industrialisés : financer la santé, c’est enrayer le cercle vicieux de la pauvreté, et garantir une stabilité et une croissance mondiale profitables à tous.

VIH et la tuberculose : un couple meurtrier

Le VIH et la tuberculose représentent deux enjeux majeurs de santé publique non seulement en Afrique du Sud mais à travers le monde. 36,9 millions de personnes vivent aujourd’hui avec le VIH, ce qui est la cause de 1,2 million de décès annuels, et la tuberculose tue 1,5 million de personnes chaque année. Pire encore, les deux épidémies forment une association meurtrière, accélérant mutuellement leur progression : la tuberculose est la principale cause de mortalité chez les personnes séropositives, plus fragiles et sensibles aux infections.

Les effets dévastateurs de ce couple meurtrier ne pourraient être plus visibles qu’ici en Afrique du Sud, pays au monde le plus affecté par ces maladies où 61 % des personnes ayant la tuberculose sont séropositives.

Tout au long de notre déplacement, nous avons trouvé les preuves d’un véritable plan de bataille lancé par la deuxième économie du continent africain face à ces freins au développement humain et économique. A travers des rencontres avec des professionnels de santé et des patients, nous avons observé la mise en œuvre de programmes précurseurs, notamment pour le dépistage des populations les plus vulnérables, la prise en charge conjointe du VIH et de la tuberculose et un meilleur accès aux médicaments. Si le chemin à parcourir reste long, l’Afrique du Sud semble pouvoir stopper ces fléaux et limiter les nouvelles infections en s’appuyant sur une forte volonté politique et une coordination efficiente des financements internationaux, comme nous l’a affirmé le ministre de la santé.

Il n’en reste pas moins que l’Afrique du Sud voit se réduire l’aide internationale en raison de son poids économique grandissant.

Pourtant, nous avons constaté le rôle fondamental qu’ont joué les financements multilatéraux dans le développement de son système de santé, favorisant l’accès à des outils de diagnostic novateurs, le ciblage des populations les plus vulnérables ainsi qu’un appui pour une prise en charge progressive par les ressources nationales. Notre expérience au Cap n’est qu’un aperçu de l’impact d’un mécanisme comme le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, dont la France est à l’origine et aujourd’hui encore le deuxième contributeur. Nous avons également constaté le rôle du Fonds mondial dans la coordination des acteurs locaux et le développement de programmes pilotes. Depuis sa création en 2002, ce sont près de 17 millions de vies qui ont été sauvées, une source de fierté nationale.

La France a été aux avant-postes et doit le rester

En septembre dernier, l’assemblée générale des Nations unies s’est engagée à mettre fin aux épidémies de VIH et de tuberculose d’ici 2030 et l’année prochaine, les Etats devront s’engager à financer le Fonds mondial, le plus important mécanisme de financement dans la lutte contre ces épidémies, pour la période 2017-2019. Une étape nécessaire si la communauté internationale souhaite atteindre l’objectif qu’elle s’est fixée en capitalisant sur l’effet catalytique de ce mécanisme, générateur d’une coresponsabilité entre pays affectés et pays donateurs et dont l’objectif à terme est la création de systèmes de santé forts et autonomes.

La France, pionnière dans la découverte et la prise en charge, n’a d’autre choix que d’aligner ses actes sur ses engagements verbaux et de s’inscrire dans cette nouvelle dynamique. Cela passera a minima par le maintien de sa contribution lors des prochaines années. Conscients du contexte budgétaire difficile, nous soutenons que ce choix doit être considéré comme un investissement prioritaire. Il s’agit d’une nécessité pour protéger nos concitoyens à la fois en prévenant la menace d’une intensification de ces épidémies mortelles et en créant un monde plus stable à travers un développement durable et équitable.

Les connaissances de cette réalité et les outils de modélisation peuvent permettre une lutte efficace contre ces maladies qui touchent les plus vulnérables, où qu’ils vivent. Il nous appartient d’être à la hauteur de ces défis qui nous engagent dans un destin commun.

 

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