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Le rôle fondamental de la France dans la lutte contre la tuberculose et le VIH

Mardi 5 avril, au Palais Bourbon, se tenait une conférence intitulée « Tuberculose et VIH : quels enjeux pour la sécurité sanitaire mondiale ? » et que j’ai eu l’honneur d’animer avec Yves Censi, Député de l’Aveyron et Chantal Guittet, Députée du Finistère, en présence de Pierre Biergé, Président du Sidaction, Philippe Douste-Blazy, ancien Ministre et Président d’Unitaid et Marc Dybul, Directeur du Fonds Mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme.

Retrouvez ci-dessous mon propos introductif.

A l’initiative d’Action Santé Mondiale et du Sidaction, nous nous sommes rendus en Afrique du Sud, au Cap, au mois de novembre dernier avec mon collègue député et une collègue sénatrice. Ce déplacement avait vocation à mesurer les conséquences des épidémies du SIDA et de tuberculose dans ce pays.

Nous avons rencontré trois jours durant des professionnels de santé, visité des hôpitaux, rencontré des représentants d’ONG, des représentants des autorités locales, le Ministre sud-africain de la Santé, mais aussi des représentants de la France qui sont engagés sur place dans le soutien à l’action contre le SIDA et la tuberculose.

Ce que nous avons pu constater, ce sont les progrès considérables qui ont pu être obtenus en Afrique du Sud, s’agissant de la lutte contre le SIDA et la tuberculose :des progrès en matière de diagnostic, des progrès en matière de prévention et des progrès en matière de traitement.

Et si ces progrès ont été possibles, c’est parce qu’il y a eu une volonté forte, une mobilisation de l’Etat sud-africain mais aussiune mobilisation massive des bailleurs de fonds internationaux.

Pour autant, même si des progrès ont été constatés, nous savons à quel point, en Afrique du Sud comme ailleurs, mais en Afrique du Sud particulièrement, les actions doivent être à la fois soutenues et poursuivies. En Afrique du Sud, c’est un habitant sur cinq qui est séropositif au VIH. C’est aussi le 6ème pays le plus touché par la tuberculose.

La lutte contre ces fléaux que sont la tuberculose et le VIH est possible. Elle nécessite de mobiliser les acteurs mais aussi de mobiliser des fonds. Pourtant, le gros du combat est encore devant nous. A l’échelle mondiale – Pierre Bergé a tempéré ce diagnostic pour la France où on constate tout de même une baisse des cas de nouvelles contaminations depuis le début des années 2000, de l’ordre de 18% pour la tuberculose et de 35% pour le VIH – on voit que nous avons une marge de progression mais on constate aussi une mutation des épidémies. Ces épidémies touchent de plus en plus les couches de la société – c’est valable dans tous les pays du globe, y compris en France – les plus vulnérables. Cela veut dire que la carte des épidémies, à l’échelle de la planète, est le reflet de la carte des inégalités. Nous avons donc une action à poursuivre.

L’autre spécificité, l’autre mutation de ces épidémies, précisément pour la tuberculose, c’est la croissance exponentielle des cas de pathologie multi-résistante aux traitements, ce qui a des conséquences non seulement pour les personnes touchées mais aussi, d’un strict point de vue financier, pour le coût des traitements.

On mesure ainsique dansla lutte contre la tuberculose – et on sait que VIH et tuberculose créent un couple mortel lorsqu’ils s’attaquent à un même patient –le coût de l’inaction en matière de prévention, de détection et de traitement, est bien plus onéreux que l’action en matière de prévention et de diagnostic précoce.

C’est pourquoi, Mesdames et Messieurs – mais vous en avez toutes et tous conscience – le défi est devant nous, qu’il va falloir remobiliser des fonds et que, pour conclure, ce qui rassemble les trois parlementaires qui ont pris l’initiative de vous réunir ce soir, c’est la conviction que la France à un rôle à jouer.

La France a été pionnière en matière de mobilisation contre le SIDA, contre la tuberculose, mais aussi contre le paludisme, et nous entendons, tout simplement, qu’elle le reste.

 

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