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Tuberculose, Poursuivons la mobilisation !

Retrouvez ci-dessous la tribune que j’ai cosignée dans Le Huffington Post avec Anne Hidalgo, Maire de Paris, Stéphane Troussel, Président du Conseil Départemental de Seine-Saint-Denis, Chantal Guittet, Députée socialiste du Finistère et Yves Censi, Député Les Républicains de l’Aveyron.

Chaque année, la tuberculose touche 9,6 millions de personnes dans le monde et en tue 1,5 millions. Le destin des personnes touchées, à Kinshasa comme à Paris, nous concerne tous.

La propagation de la maladie se fait par des particules aériennes expulsées lors de la toux et des crachats. Une personne atteinte de tuberculose évolutive peut, si elle n'est pas ou mal traitée, contaminer 10 à 15 personnes par an. Mycobacterium. tuberculosis ou bacille de Koch, responsable de la tuberculose, ne frappe pas au hasard. Véritable fléau sanitaire et social, l'infection touche bien souvent les plus fragiles, ceux qui n'ont pas accès aux soins, ceux qui souffrent de précarité et d'exclusion, et en fait des cibles privilégiées.

Pourtant, si elle est soignée, la tuberculose peut être évitée. On dispose en effet de traitements efficaces. Mais, au cours de ces dernières décennies, les difficultés croissantes d'accès aux traitements ont abouti à l'émergence d'une nouvelle forme résistante aux médicaments nécessitant un traitement non seulement beaucoup plus long, mais aussi plus lourd, avec des effets secondaires désastreux et parfois irréversibles pour de nombreux patients. Ces traitements coutent jusqu'à 400 fois plus chers et pèsent de plus en plus lourd sur les systèmes sanitaires et financiers des pays. Si de nouvelles mesures ne sont pas adoptées rapidement, d'ici 2050, 2,6 millions de personnes pourraient mourir chaque année de forme multi résistante, soit l'équivalent du nombre de décès liés au sida durant le pic de l'épidémie en 2002.

En tant qu'élus d'Île-de-France et parlementaires, nous voulons tirer la sonnette d'alarme en cette journée mondiale, pour que la tuberculose soit enfin considérée comme une priorité de santé publique aussi bien chez nous qu'ailleurs.

La France, bien souvent à l'avant-garde de la réponse, ne peut reculer aujourd'hui tant sur son territoire qu'à l'international. Pays pionnier en santé mondiale, elle a soutenu la création du Fonds mondial de lutte contre la tuberculose, le sida et le paludisme. Depuis sa création en 2002, le Fonds a permis, là où il est intervenu, de faire pratiquer des tests sur 15 millions de personnes et de faire baisser le nombre de décès par cette maladie de 29%. Notre pays en est le deuxième pays donateur - une baisse de sa contribution serait donc particulièrement dommageable.

Il en va de même pour l'excellence française en matière de recherche scientifique, qui pâtit de l'insuffisance de financement pour une maladie qui touche des populations peu solvables. Les méthodes de prévention, de diagnostic et de traitement ont besoin d'un nouveau souffle, de processus innovants. Les besoins en recherche et développement, qui s'élèvent aujourd'hui à 1,3 milliards d'euros, permettraient par exemple de développer de nouveaux vaccins, de concevoir des médicaments plus efficaces, avec moins d'effets secondaires et de trouver une solution à la résistance croissante de la maladie aux médicaments.

Avec 26,4 et 17 cas de tuberculose maladie pour 100 000 habitants par an, la Seine-Saint-Denis et Paris sont les deux départements les plus touchés par cette maladie en France (la prévalence de la tuberculose est de 7,6 cas pour 100 000 habitants au niveau national). Départements d'accueil, ils sont aussi les lieux de vie de populations fragiles, parfois issues d'un parcours migratoire complexe, en grandes difficultés linguistiques, économiques et sociales. Par conventions de délégation de compétences avec l'État, ces deux départements sont en charge de la lutte contre la tuberculose. Grâce à des politiques de solidarité et de santé, en y consacrant d'énormes moyens financiers et humains, ils se sont mobilisés depuis longtemps contre ce fléau.

Alors, poursuivons la mobilisation ! La propagation de la maladie ou la fin de l'épidémie, il en va de notre responsabilité collective. Nous pouvons disposer de tous les savoirs et des outils pour pouvoir l'éliminer. C'est une question de volonté politique. Aujourd'hui, encore plus vigilants qu'hier, nous en faisons une grande priorité en Seine Saint Denis comme à Paris, et appelons l'État à relever ce défi avec nous.

Cliquez ici pour la lire sur le site du Huffington Post.

 

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